Pourquoi faisons-nous des cauchemars ?

Tout le monde a besoin de dormir. Le sommeil « répare », en ralentissant le fonctionnement des organes. Mais que viennent faire les cauchemars dans cette « réparation » nécessaire, et surtout un cauchemar à répétition ?…

Le premier réflexe, c’est de penser que les cauchemars sont inutiles. On s’en passerait bien, vu l’état d’angoisse dans lequel on se réveille.

Pourquoi faisons-nous des cauchemars ? et surtout un cauchemar à répétitionMais ce n’est pas tout à fait vrai. Les cauchemars jouent un rôle bien précis. Et pour le comprendre, il faut revenir un instant à l’idée de repos nécessaire.

La nuit, tous nos organes ne sont pas au repos total. Il y en a au moins un qui continue à travailler : notre cerveau.

Pendant le sommeil, nous rêvons (ainsi que font les animaux, d’ailleurs). Et pendant nos rêves, notre cerveau crée, construit, imagine, il se replonge dans nos souvenirs, produit des images, des sons et surtout… il se met en contact avec notre subconscient.

Le rêve n’est pas un hasard…

Vous savez déjà que les rêves contiennent des messages, sous forme de symboles, d’images, d’analogies parfois, plus ou moins compréhensibles. Certains messages ont besoin d’être décodés, d’où l’importance de l’interprétation des rêves, qui n’est pas un simple divertissement. Parfois, les messages sont assez explicites. (Et parfois, ils relèvent de la prémonition, qui n’est pas toujours facile à analyser).

Pourquoi faut-il prêter l’oreille à ce que nos rêves nous communiquent ?

Tout simplement parce qu’il ne s’agit pas de simples créations hasardeuses de notre imagination. Ce sont les fruits d’une communication établie entre le cerveau et le subconscient.

Ce dernier est quasiment inaccessible en temps normal. Bien que rempli d’informations précieuses pour nous, il ne devient accessible que pendant le sommeil (notamment dans les phases de sommeil paradoxal) et dans certaines circonstances exceptionnelles, comme l’hypnose par exemple.

Le rêve est donc un langage. Et le cauchemar, même le cauchemar à répétition n’en fait pas exception.

Apprendre à le décoder nous aide à mieux nous comprendre et peut-être à mieux comprendre ce que notre « soi » profond et notre subconscient nous incite à faire. Il peut s’agir de réponses à des questions que nous nous posons. Ou encore d’idées que nous cherchons en vain pendant la journée et que notre subconscient nous fournit pendant la nuit.

Il peut s’agir de frustrations, de peurs et de refoulements dont nous n’avons absolument pas conscience et qui ressortent sous forme de mauvais rêves.

La qualité du sommeil est-elle importante pour décortiquer les rêves ?

Il est certain qu’un sommeil de mauvaise qualité, agité, plusieurs fois interrompu  joue sur votre humeur et sur votre état de santé. Par exemple sur la production hormonale, sur l’immunité de votre organisme, mais aussi sur votre créativité, vos capacités intellectuelles, etc.

Mais ce n’est pas tout.

Un sommeil de mauvaise qualité vous empêche aussi d’établir le contact avec ces dimensions profondes de votre esprit qui sont inaccessibles à l’état d’éveil. La « communication » ne s’établit pas.

Et puisque vous avez tout intérêt à ce que cette connexion s’établisse, il faut veiller à ce que le sommeil soit serein et profond. Plus votre sommeil sera profond et réparateur, plus les messages de votre subconscient seront fiables. Même s’ils se présentent sous forme de cauchemar à répétition ou sporadique !

Mauvais rêve = mauvaise nuit ?

Pas du tout, justement. Faire des cauchemars ne signifie pas que vous avez passé une mauvaise nuit.

Il ne faut pas confondre sommeil de mauvaise qualité et sommeil peuplé de mauvais rêves (cauchemars).

Lorsque vous dormez mal, vous rêvez généralement peu et vous vous réveillez fatigué. Vous pouvez garder des souvenirs de vos rêves, ou pas. En tout cas, ces rêves renferment probablement très peu de messages utiles pour vous, car la « connexion » établie était de faible qualité.

En revanche, quand votre sommeil est profond et serein, vous rêvez généralement beaucoup (même si vous ne vous en souvenez pas). L’activité du cerveau est intense. Il peut vous arriver de faire des cauchemars. Mais ce n’est pas du tout un signe inquiétant (sauf s’ils se reproduisent de manière obsessionnelle). Il ne faut pas en conclure que votre sommeil n’était pas réparateur.

Bien sûr, après un cauchemar, au réveil, vous pouvez avoir cette impression de « mauvaise nuit », parce que des images angoissantes et désagréables vous ont « hanté ». Mais une fois ces dernières oubliées, au cours de la matinée, vous réalisez que vous êtes plutôt en forme.

Cela peut sembler paradoxal, mais les recherches ont démontré en effet que le cauchemar, loin d’être un signe inquiétant, est une manière d’évacuer les émotions négatives !

Notre esprit « matérialise » sous forme d’images (plus ou moins effrayantes) nos peurs, nos angoisses, nos craintes, nos colères, nos frustrations et autres émotions nocives, afin de les évacuer et de nous en libérer !

C’est donc une manière tout à fait saine de « faire le ménage » pendant la nuit. Vous vous débarrassez de toute la charge émotionnelle négative accumulée dans la journée. Rien de très effrayant finalement, mais plutôt rassurant…

Il ne faut donc pas s’inquiéter de la présence occasionnelle des cauchemars dans vos rêves (ou dans ceux de vos enfants). En revanche, il faut vous assurer que votre sommeil soit reposant, ininterrompu et réparateur.

Si vous êtes confronté(e) à un cauchemar à répétition, ne vous alarmez pas. Cela veut simplement dire que vous traversez une période d’activité émotionnelle intense et que le cerveau travaille en conséquence. Cela peut signifier aussi que les messages du subconscient sont envoyés avec insistance, probablement pour une bonne raison. Plus vite vous vous pencherez dessus, pour essayer de les décortiquer, plus vite les cauchemars disparaitront.

 

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